Texte Libre

Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 18:29

ts[1]

 

 

 

 

 

PETER GABRIEL

Passion (1989) bande originale du film « la dernière tentation du Christ »

 

21 titres - 67:04 min

  • 1/ The Feeling Begins 4.00 - 2/ Gethsemane 1.25 - 3/ Of These Hope 3.52 - 4/ Lazarus Raised 1.37 - 5/ Of These Hope – Reprise 2.42 - 6/ In Doubt 1.33 - 7/ A Different Drum 4.40 - 8/ Zaar 4.52 - 9/ Troubled 2.53 - 10/ Open 3.25 - 11/ Before Night Falls 2.19 - 12/ With This Love 3.35 - 13/ Sandstorm 3.00 - 14/ Stigmata 2.30 - 15/ Passion 7.36 - 16/ With This Love – Choir 3.22 - 17/ Wall Of Breath 2.29 - 18/ The Promise Of Shadows 2.11 - 19/ Disturbed 3.43 - 20/ It Is Accomplished 2.51 - 21/ Bread & Wine 2.22

enregistrement

Produit par Peter Gabriel. Ingénieur : David Bottrill. Mixé par Peter Gabril et David Bottrill. Enregistré aux studios Real World, Angleterre, entre février 1988 et mars 1989.

line up

Peter Gabriel : synthétiseurs (1,17), shaker (1), skins (1), surdu (1,7,8), flûte (2), basse, (3,5), percussions (3,5,7,9), flûte whistle (3,5), prophet 5 (3,5,7,10,12,14,15,18,19,20,21), piano akai s900 (4), akai s900 (8,10,15), audioframe (6,7,8,12,18), fairlight samples (6), voix (2,6,7,8,10,12,14,15,20,21), percussions additionnelles (8,18,20), fairlight (9,12,13,15,19), emulator (9,18), chœurs (9), piano (12,20), roland d-50 (20) contrebasse (21) ; Manny Elias : octabans (1), surdu (1), skins (1) ; Hossam Ramzy : finger cymbals (1,8,9,11), tabla (1,8,11,13,19), dufs (1,8,11), tambourins (8), triangle (8), surdu (13,19), tambourine dufs (13), mazhar (13) ; David Botrill : drone mix (1), tambourin lead (18), tambourin 2 (20), slide (20) ; David Rhodes : guitares (1,3,4,5,8,18), ebow guitar (17,21), steinberger guitar (20) ; Shankar : double violon (1,3,5,7,8,10,11,12,13,15,17,19,21), voix (10) ; Vatche Housepian : doudouk arménien (1) ; Antranik Askarian : doudouk arménien (1) ; Masamba Diop : talking drum (3,5) ; Mustafa Abdel Aziz : arghul drone (3,5,20), percussion loop (19) ; Said Mohammad Aly : percussion loop (19) ; intrumentalistes inconnus : tenbur et duduk kurdes (4) ; Baaba Maal : voix (5) ; Fatala : percussion additionnelles (5), percussion loop-3 barres (7), percussions africaines (19) ; Mahmoud Tabrizi Zadeh : kementché (6,8,13,14) ; Doudou N’Diaye Rose : percussion loop-quatre barres (7) ; Youssou N’Dour : voix (7,15) ; David Sancious : chœurs (7,9), akai s900 (12), orgue hammond (20) ; Nathan East : basse (8,20) ; Bill Cobham : batterie (9,20), percussions (9), drum kit (18), tambourin (20) ; Kudsi Erguner : ney (11), ney turque (17) ; Robin Canter : hautbois (12), cor anglais (12,16) ; enregistrements de location : percussions et chants marocains (13) ; Manu Katché : percussions additionnelles (13) ; Djamal Correa : perussions bréziliennes (15) ; Jon Hassell : trompette (185) ; Nusrat Fateh Ali Khan : chant Qawwali (15) ; Julian Wilkins : chœur enfant (15) ; Richard Evans : tin whistle (21) ; Musiciens du Nil : arghul (17)

remarques

Il s'agit de la musique composée par Peter Gabriel pour la bande originale du film "la dernière tentation du christ" de Martin Scorsese. Peter Gabriel avoue que le projet a dépassé le cadre strict du film, ainsi certains titres ici ne figurent pas dans le film, et considère cet album comme une œuvre indépendante, à part entière.
Il s'agit de la réédition remastered de 2002 en pochette cartonnée.

 

MA CHRONIQUE

 

Quant « the feeling begins » démarre, l’espace temps se suspend, les images défilent lentement, le pouvoir de cette musique imprime une atmosphère très particulière, des montagnes désertiques à perte de vue, des précipices sous un soleil de plomb, exposent un panorama que l’on ré invente sans cesse.

Peter Gabriel a crée cette même année le label Realworld qui commence pour le moins très fort avec cette parution , où la moindre emotion y est perceptible, même si l’on n’a pas vu le long métrage controversé de Martin Scorsese, on se laisse imaginer son propre film.

Revenons au titre en lui-même, parfaite introduction, portée par des instruments venus d’ailleurs dans les deux sens du terme.

Sous des nappes de « prophet », (synthétiseur, programmateur très utilisé par Gabriel), différentes percussions traditionnelles viennent prendre le pas pour la transe, un moment très intense.

Ensuite vient une étrange litanie à la flûte, la musique nous parle, veut se connecter avec notre esprit, un mélange savant de musique mystique.

« of these hope » sonne le glas des trompettes de la mort, et les ambiances éthérées reviennent, un voyage initiatique, les parties de programmation s’intègrent parfaitement aux percussions et aux flûtes.

« in doubts » revient avec des passages plus inquiétants dans la lignée de la précédente bande originale « birdy » (1985), et qui suit le titre suivant, de toute façon tous les titres s’enchainent, tissent le fil de l’histoire, notre propre histoire..

« a different drum » avec les voix de Mory Kanté et Gabriel, les notes arabisantes, superbe moment en perspective.

« troubled » et ses percussions dans tous les sens, tablas, et autres multitude de percussions traditionnelles, Peter Gabriel nous emmène dans une transe collective, pour peu on se mettrait de la peinture sur le visage et implorer les dieux en dansant autour d’un feu.

« open » est encore une odyssée magique, les voix et les nappes sont sublimes, et bien sur je le dit que maintenant, mais la patte de Brian Eno est reconnaissable tout de suite, et la collaboration inévitable.

« before night falls », darboukas, cloches et flute, les gnawas nous appellent à prendre le thé en plein Sahara.

« with this love », est un concentré d’émotion pure, une mélodie mélancolique à souhait et sublimée, on l’écoute le cœur serré et les yeux embués, quel effet que procure cette incroyable chanson.

« stigmata » où la couronne d’épine du Christ, l’atmosphère est bien sur tordu et oppressant.

Vient « passion » le titre éponyme, et comme l’avant dernier morceau « with this love », l’un des plus beaux passage de l’album, les litanies déchirantes en Qawwali de Nusrat Fatey Ali Khan nous prennent les entrailles, la douleur, l’émotion a fleur de peau de cette plainte et notre esprit qui ne font qu’un, la beauté immaculée..

Jamais une bande originale de film n’a pu autant transcender le film lui-même, il suffit de fermer les yeux et d’écouter..

Peu après, les percussions remettent un peu de rythme aux ambiances précédentes,  « disturbed »,nous délivre un épilogue plus « vivant », et même joyeux avec « it is accomplished, titre pessimiste mais l’on sait deja la fin de l’histoire, et cela sonne plutôt comme une renaissance, la ressuscité du Christ et de l’âme, notre âme, et ce titre est la félicité de cet interminable parcours.

Pour conclure, écoutez de suite cet album si vous ne connaissez pas, et sans regarder le film avant, pour encore mieux se faire ses propres horizons, quant à ceux qui connaissent un minimum la discographie solo de l’archange, ils attesteront que c’est ici l’un de ses projets les plus ambitieux et original, qui ouvrira multitude de portes à des artistes venus de tous les continents, un melting pot culturel que l’on retrouve ici avec un métissage de tous les instants, on gravit les montagnes de l’Himalaya, marche sans buts dans le désert Saharien, traverse le Taj Mahal, bref un tour du monde initiatique et passionnant.

Pour les novices, il vous faudra plusieurs écoutes avant de savourer pleinement le film que l’on se fait.

 

 

Par Zicnik
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Dimanche 26 décembre 2010 7 26 /12 /Déc /2010 21:37

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BIOGRAPHIE

 

 

Booba, de son vrai nom Élie Yaffa[1], est un rappeur français né le 9 décembre 1976 à Meudon. Il est membre du 92I, un collectif de rap français dont il a été le fondateur, regroupant des rappeurs issus des Hauts-de-Seine. Il a créé sa propre marque de vêtements streetwear nommé Ünkut. Il s'est d'abord fait connaître par le groupe Lunatic.

Danseur de hip hop, pour le groupe Coup d'État Phonique[4], sous le nom de Tic Tac, il rencontre un ami du nom de Daddy Ali. Avec son compère Ali, issu d'Issy-les-Moulineaux, ils montent le groupe underground baptisé Lunatic.

Ils enregistrent en 1995 leur premier album, Sortis de l'ombre, qui ne sort pas sur le marché pour cause de divergences entre le groupe et producteur de l'album.

 

Booba est ensuite incarcéré pendant 18 mois après une condamnation de 6 mois pour braquage de taxi.

En 2000, ils éditent leur premier album intitulé Mauvais Œil sous le label 45 Scientific.L'album est certifié disque d'or[7].

En 2002, Booba signe son premier album solo intitulé Temps Mort, chez 45 Scientific, album qui se certifié disque d'or[8].

Le 11 mai 2004 sort son second album solo intitulé Panthéon, disque d'or[9] avec des titres comme N°10, Avant de partir ou encore Mon son. Toujours en 2004, il crée la marque de vêtements nommée Ünkut, avec Viguen, un styliste New-yorkais.

En 2005, Booba sort sa première mixtape Autopsie Vol.1, en même temps que l'album de son ex-acolyte Ali. 2006 voit la sortie du second album de Lunatic, intitulé Black Album, par le label 45 Scientific et ce, malgré la dissolution du groupe quelques années auparavant.

Le 13 février 2006 sort le troisième album solo de Booba intitulé Ouest Side; plusieurs featurings sont présents sur cet album comme Akon, Mac Tyer, Intouchable, Malekal Morte, Kennedy ou encore Trade Union.

 

En janvier 2007 sort sa deuxième mixtape Autopsie Vol.2. Le premier single extrait de ce CD est le morceau Le D.U.C qui lui attire quelques antipathies dans le milieu du rap français.

 

Le 24 novembre 2008, Booba sort un nouvel album intitulé 0.9, dont est extrait le premier single Illégal.Le deuxième single est "Game over". Le clip a été tourné au Pont de Sèvres. Il joue avec Mala et Bram's sur le titre Izi life, avec Nadeii dans Soldats, Démarco dans Bad Boy street et Rock City dans King. L'album est certifié double disque d'or.

 

Le 29 juin 2009 sort Autopsie Vol.3 avec Because à la distribution, elle est la première mixtape (ou street-album) à se hisser au numéro un des classements en France avec environ 8 000 copies vendues la première semaine. Plus tard, la mixtape bat le record de ventes de mixtape en France avec un peu plus de 50 000 exemplaires écoulés.

 

Le 1er avril 2010, Booba annonce le nom de son cinquième album solo, Lunatic : il l'enregistre alors à Miami

 

 

 

MA CHRONIQUE

 

Pour tous ceux qui sont adeptes du lascar des Hautes Seines, il est vrai que Booba a toujours opéré dans le rap hardcore de très bonne facture, depuis l’album « mauvais œil » du collectif « lunatic » avec Ali et avec le crew 45 scientific, mais aussi ses 4 derniers albums solo de très bonne qualité.

Maintenant exilé à Miami, il peut en toute liberté cracher ses lyrics tonitruants à tous ces « batârds », et ça se ressent deja dans la production, à defaut de nous proposer une qualité d’écriture plus inégale qu’au paravant, Booba envoi sévère musicalement et la production s’en ressent.

Il se sert, comme avec l’artiste T-Pain entre autre de l’auto tune.

L’ Auto-Tune est un logiciel correcteur de pitch, pour être plus clair c’est un procédé de plus en plus utilisé entre autre par les artistes hip hop pour corriger une fausse note d’un instrument, mais surtout moduler la voix, la retravailler pour qu’elle ait une tessiture parfaite et qui sonne parfaitement juste.

De ce fait, même en étant un piètre interprète, cette correction permet de produire un passage vocal, et musical  sans aucune fausse notes.

C’est un moindre mérite pour un artiste de la renommée de Booba, mais le résultat est impressionnant.

L’album commence par l’intro « les derniers seront les premiers », c’est bizarre mais à la première écoute, cela m’a vaguement rappelé l’intro de l’album « mauvais œil », d’ailleurs pleins de clins d’oeils y figurent tout au long de l’album, mais sur mauvais œil, tout commence par « maîtrise les cérémonies », et là « déchaine les enfers », du paradis on passe au purgatoire.

L’instru est parfaite, très « electro », mais malheureusement les lyrics sont un peu banals avec des rimes faciles et prévisibles, comme » Regarde-nous de travers et on te nique ta mère
Violents et vulgaires, nique sa mère
J'ai rien vu, rien entendu sur la vie de ma mère
Météore j'fais des cratères, Dakar dans les artères
Interdit aux bâtards, sur les traces de Shawn Carter
Paire de Reebok Pump, mousqueton, blouson Starter »

 « caesar Palace », le titre suivant démarre fort, pure instru, et ce « fuck you, fuck la France, fuck Domenech, ça fait pas plaisir pour certains, c’est bien envoyé pour d’autres.

 

J'achète pas Moncler, c'est pas assez cher
Si je t'ai tué, c'est que tu l'a ché-cher, mon frère
Tes albums sont de belles merdes, de jolis cacas
Tu rappes la couille qui pendouille, comme Noritaka

Ca taille bien, Booba envoi sévère comme d’habitude mais depuis les plages de Palm Beach, avec ses « bitchs », Booba s’en « bat les couilles » de la censure et le titre est vraiment très efficace, dommage que la partie avec P .Diddy soit brève, en même temps le poids lourds du Hip Hop Us doit demander 10 000 dollards la phrase, Booba est un petit joueur par rapport au nabab.

« Jimmy deux fois » se veut moins entraînant au niveau de l’instru mais les lyrics pas prises de tête sont sympas, le sulfureux refrain en veut pour preuve « Je swagg sur la gauche, je swagg sur la droite
Automatique sur les genoux, bouteille de Jack sur la table
Premier samedi du mois en décrypté sur la 4
Gros décolleté, 9.2.I. tatoué sur la chatte »

Un peu d’humanité et de sentiments dans ce monde de brûtes avec la dernière phrase « Malekal Morte est sur tes pas, chacun est suivi, suivi
Donc si tu aimes quelqu'un, dis-lui, dis-lui »

Le titre suivant, « ma couleur » est excellent, instru efficace purement hip hop, les lyrics sont puissants, explicites, et Booba dénonce à nouveau le racisme et entre autre le fait de s’en sortir de par soi même via le refrain profond « Jugé à cause de ma couleur
J'ai fais les choses dans la douleur
Mais j'ai fais les choses à ma couleur
Négro dis leurs, dis leurs
J'aime quand la pluie commence à tomber
Car on ne voit plus tes larmes
J'ai toujours eu un manque à combler
Je dois tout à une femme

Vraiment on tient ici un très bon morceau, on retrouve là les vrais valeurs d’un Booba quelque peu distrait par moment trop « américanisé » peut être.

« abracadabra » est assez décevant tant au niveau des lyrics que de l’instru un peu trop simpliste et prévisible, mais c’est pour balancer sur « skyrock » et faire décoller les ventes, même si le bad boy n’a pas besoin de ça pour bien vendre.

« Boss du Rap Game », c’est qui le patron mother fucker ?, bon on a la réponse , « faut pas chercher la bête car tu te fait mordre », c’est ce qui faut retenir du contenu, Booba s’auto installe sur son trône et sa philosophie, il le dit lui-même comme le titre de l’album « mauvais œil », « si tu kiffe pas renoi t’écoute pas et puis c’est tout ».

« Killer » et Booba se la joue « lover », enfin à sa façon, et fait un peu d’auto dérision, l’auto tune se fait sentir sur le refrain, surtout « je suis un killer, killer », façon chantée.

Le titre se laisse écouter, sympa sans plus.

« lunatic », titre éponyme avec Akon en featuring, l’instru est bonne, les lyrics, nostalgiques sont énergiques, quelle clique, sur ma chronique « putain quelles rimes de batârd », je devrais m’y mettre.

Revenons au titre, Booba raconte son parcours,  18 août 98, B.2.O.B.A. locked up dans le 78
Lunatic depuis la naissance
A.L.I. tu as toute ma reconnaissance
Vivre en guerre, mourir en paix
J’écris mes punchs en cellule, quartier jeune, Bâtiment B
J’fais des pompes comme à la légion
30 mois fermes dans les chicos, j’suis au hebs comme à la maison
Condamné pour vol aggravé
Premier album de la FF, Ärsenik m’aide à gratter

 

2000 enfin libre, Hauts-de-Seine mon équilibre
La main sur le cœur, l’autre sur le calibre
Mauvais Œil sera un classique
Lunatic, 9.2.I. le nom de ma clique
Disque d'or en indé, premiers à le faire
Je ne suis pas chevalier car fallait mettre genou à terre
La street ne nous lâche pas
Skyrock etc. ne nous passent pas

 

Tout est dit ici en un morceau, l’histoire d’une vie, l’un des meilleurs titres de l’album.

« jour de paye », qui vient revient aux origines d’un rap bien hardcore, lyrics bien hardcore et bien taillés, comme, Moi j'encule l'État, j'ai l'cul à l'air sur un hamac
Au commico, on ferme notre gueule car on sait as-p
Balance-nous fils de pute, on sort le 47-AK

Ou encore : Cette année, j'vais tout baiser, sur la chatte à Rama Yade
C’est bien du Booba, l’instru est prévisible dommage, car les textes flinguent comme le plus gros des calibres.

« si tu savais », avec l’apport du featuring « 92i », est un titre en demi teinte car si le processus de l’auto tune se ressent nettement ans le refrain « si tu savais », qui gâche tout et demeure assez pathétique, le flow et les lyrics dans la deuxième partie du morceau est intéressant.

Rebelote pour l’intro du titre suivant « comme une étoile », encore « auto tuné » mais l’instru au piano et ses paroles plus posées calment et donnent un propos plus cohérent, un autre bon moment de l’album.

« paradis », demeure également un très bon titre, l’instru électro avec quelques notes de piano, Booba sert un bon flow naturel, sans trop d’effets « auto tunés », sur des lyrics qui racontent encore le périple et la vie de Booba.

 

 

Élevé parmi les drogués, les bandits, les malfrats
J'ai grandi sur du Bob, Sugarhill Gang et du Alpha
J'ai fait le tour de cette salope de planet Earth
En manque d'affection, j'ai fourré un pute à 600 Eurs
J'ai fait du trafic de substances chimiques
J'ai créé Lunatic, j'ai fait de la musique
Ennemi public, j'ai fait dans l'illicite
Ils ont cramé mon équipe, ma clique est magnifique
Mon sort j'm'en bats les reins
Pourvu qu'les miens s'en sortent
J'préfère mourir à se-l'ai que vivre en galérien
Je n'emporterai nada, j'le sais mais peu importe
J'vais leur faire le hala avant d'claquer la porte

 

« 45 scientific », titre évocateur, qui en dehors d’être le label crée par Booba et Ali, demeure un morceau coup de poing, aux textes bien chargés, et la partie rappée par Dosseh est impeccable et acéré.


Priez pour que je me perde
Parce que dans le cas contraire, les fins de carrières seront nombreuses
T'auras plus qu'à lancer des rumeurs sur ta propre mort pour t'récupérer ton buzz
Sur la vie de ta mère que je n'ai jamais voulu faire de mal à qui que ce soit
Si certains m'aiment, d'autres me haïssent, mais tous connaissent mes rimes mieux que moi
Tu m'verras pas sucer de bites ni faire de courbettes pour se faire bien voir
Ils ont tué le Christ, combattu le prophète donc moi, combien de fois ?
J'les vois tous prêts à changer de sexe comme RuPaul pour rentrer en playlist mais
Leur dernière vision ne sera qu'un petit blackos et un grand tis-mé
À part de caisse et peut-être de banquier
Honnêtement, qu'est ce que tu penses qu'avec le rap je vais changer ?
Les frères déboulonneront toujours des travelots dans les bois
Et bicravereont toujours de la cèce à la clientèle des soirées branchées
J'suis moins posté au block mais en ce qui me concerne j'suis toujours un brave
Tu me fais gole-ri quand tu me toises
Ta destinée sera celle d'une groupie de concerts de base
Tu vas ouvrir tes seufs, on va te kène, ché-cra puis one again
Et le jour d'après, on aura déjà oublié ton blase

 

On en vient à « top niveau », quelque peu décevant et anecdotique, le refrain « auto tuné » de T-Pain vient gâcher un titre qui manque cruellement de personnalité, dommage.

« reel », dans la continuité, T-Pain revient sur ce titre pour déclamer un flow plus frais et sympa à l’écoute.

« me-ca » featuring « Djé », hymne à l’argent facile, entre autre apologie des lascars et dealers de quartiers, question de point de vue, le titre est néanmoins intéressant et provocateur.

« saddam hauts de seine », très bon titre suit aussi la logique  de « me-ca », prône une philosophie discutable du « business facile », mais du dédain de la France qu’il n’épargne pas.

Mais bon on sait forcément dans quoi on met les pieds avec une galette de Booba.

Le dernier titre de l’album, « fast life », est un des meilleurs moments de l’album, l’instru est excellente, le featuring Ryan Leslie, qui pose son style plus r&b derrière de superbes notes de piano finit l’album en douceur, un final très inspiré.

Pour conclure, on peut résumer qu’il y a du bon, du moins bon et du mauvais, mais malgré son irrégularité et sa manie à être surproduite et le son « auto tuné » , je l’ai assez répété précédemment mais ce procédé dénature la musique et enlève son authenticité, ce que je déplore ardument, bref en dépit de cela, même si on à connu Booba en meilleure forme, l’album « lunatic » est agréable à l’écoute avec ses défauts et ses qualités,  ce n’est pas la révolution non plus dans le hip hop hexagonal, même si le lascars s’est exilé aux Etats-Unis.

Alors a quant un putain d’album en Ricain avec des purs featurings ?



 

Par Zicnik
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Dimanche 26 décembre 2010 7 26 /12 /Déc /2010 21:28

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BIOGRAPHIE

 

Kid Loco, de son vrai nom Jean-Yves Prieur, est un musicien et producteur français, né le 19 juin 1964 à Antony (Hauts-de-Seine), jouant un trip-hop très électronique et très apprécié en musique d'ambiance, issu de la mouvance Velvet Underground. Il tient son pseudonyme d'un documentaire de Jean Rouch ("Les Maîtres Fous", 1955).

Sur les ruines de l'easy-listening, un vétéran du rock alternatif d'ici reconstruit un palais où tout n'est que volupté.

On a beau se creuser la cervelle, on eut plus d'admiration que d'amour pour le label Bondage, plus de respect que de flamme. C'est pourtant avec un plaisir inattendu que l'on accueille aujourd'hui Jean-Yves Prieur, fondateur du fantasque label de Bérurier Noir ou des Satellites, aujourd'hui passé du rock alternatif à la médecine alternative. Car sous le nom de Kid Loco, lui qui soignait il y a dix ans aux électrochocs et aux coups de massue ne traite plus le stress qu'au massage groovy, aux caresses et aux herbes aromatiques

.Il publir en 1996 « Blues Project » influencé par les sonorités de DJ Shadow. C'est en 1998 que sort son album « A Grand Love Story » (sous le label de Yellow productions), dont les compositions de trip-hop ambient imprégnées d'érotisme séduisent critique et public. Il travaille par la suite sur de nombreux remix (notamment pour Pulp et Saint Etienne) puis sort « Kill Your Darlings » en 2001 qui n'égale pas le succès de « A Grand Love Story » devenu un album de référence dans la musique électronique.

Il compose la bande originale du film The Graffiti Artist réalisé par James Bolton en 2004. Il retrouve Jarvis Cocker (du groupe Pulp) pour une reprise de Je suis venu te dire que je m'en vais (I Just Came To Tell You That I'M Going) parue sur l'album Monsieur Gainsbourg revisited (2006).

 

 

MA CHRONIQUE

Quant Kid Loco débarque en 1998 avec ce « a grand love story », la « french touch » est en pleine ébullition et surtout elle marque le paysage électronique depuis déjà quelques années, Air, Alex Gopher, Daft Punk, Etienne de Crecy, etc sont les fers de lance du mouvement.

Dans ses studios de Belleville, le longiligne Kid Loco alias Jean Yves Prieur, nous bricole de petites perles « downtempo », discrètement mais surement.

Il est à noter l’importance qu’il eut déjà au sein du label de Punk Bondage, et le revirement incroyable de style, du son saturé, il vient nous proposer une musique soyeuse et reposante, aux antipodes donc des années passées.

« a grand love theme » dévoile l’ensemble, intro Air/Gainsbourienne, des samples de cordes, des boucles efficaces et une boîte à rythme, recette simple mais qui ici se dévoile en toute cohérence de bout en bout.

On sent également dans ce morceau toute l’influence des bandes originales de films érotiques italiens kitch et d’Ennio Morricone, grande source d’inspiration des « trip hopeux ».

Sur des rythmes répétitifs, mais addictifs, ce premier titre est une petite merveille.

« relaxing with cherry » commence par cette boucle de cool guitare, répétée en boucle.

Ce titre est lui plus entêtant mais n’en demeure pas moins très agréable.

S’en suit « love me sweet », esprit seventies, indian vibes, sample de sitar et tablas, la voix est celle de katrina mitchell au timbre sensuel, elle emporte bien la chanson et nous avec, sur un tapis volant, un shilom à la main, et c’est partit pour un trip à Bombay.

« the bootleggers » sonne lui plus trip hop, percussions, boucles de rhodes, Kid Loco n’a pas inventé le son qui tue mais il nous propose une recette de très bonne facture.

Ce titre comme les autres n’est pas entêtant, il est plutôt agréable de se laisser transporter par le « kid ».

« calling aventura king » et son intro orageuse, inquiétante, excellent titre.

Un beat hip hop bien trouvé, les nappes et les samples sont impeccablement trouvés, tout est bien synthétisé.

« sister curare » et ses notes de piano  sur un beat bien frappé, une atmosphère particulière s’installe.

A cette époque où l’easy listening est une musique en plein renouveau, le Kid sort des sentiers battus avec brio.

« she’s my lover », un des meilleurs titre de l’album, où l’ambiance et le ton sont donnés de suite, effluves d’encens et de curry, sitar, basse Gainsbourienne et c’est parti pour le trip hindoue sans escales, le Rajah nous attend pour une shilom party, bref que du bonheur pour les oreilles, peut être moins pour les neurones.

« she wolf daydreaming », encore une perle, avec cette douce mélodie de guitare, son beat langoureux, et les cris orgasmiques tout droits sortit d’un vieux film érotique italien , kitch, mais cool, reposant à souhaits, un titre voué à la baise, une partouze auditive et sensorielle.

« alone again so » demeure peut être plus en retrait, surement de par sa longueur, des mélodies intéressantes certes mais pas de quoi casser des briques.

« cosmic supernatural » commence avec sa boucle étrange, et s’en suit une alchimie de sons divers et variés, l’album aurait bien put s’appeler « a grand lounge story » tellement on pénètre dans le vif du sujet, (allusion au contexte explicitement sexuel de la musique proposée.

La deuxième partie du disque comprend sept titres, le premier « la seduzione », très bonne ballade aux relents de B.o de films érotiques Italiens, avec ses sonorités suaves et ses percussions, un très bon moment.

Ensuite « pearly girly man », avec ses samples de cordes, sympathique morceau de Downtempo.

« cum’on » est un assemblage parfait, des loops de batteries sur des samples lascifs, « cum’on and fuck me », on ne peut plus explicite n’est ce pas.

« the wrong number » est ensuite une perle downtempo envoutante qui emmène l’auditeur très loin dans le trip.

Le dernier titre est un remix de « she’s my lover ».

Pour résumer, Kid Loco frappe un grand coup avec ce « a grand love story », un très bon concentré de downtempo langoureux et chatoyant, qui s’écoute sans prendre la tête et ne s’égare pas dans la musique d’ambiance pour ascenseurs, une belle créativité qui demeure une valeur sur du son « french touch », et un classique du trip hop/downtempo hexagonale que l’artiste ne renouvellera que rarement, dommage, mais l’essentiel est là, il ne reste qu’à glisser la galette et se laisser emporter.

Par Zicnik
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Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 01:16

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BIOGRAPHIE

 

Pressure Drop est formé en 1990 à Londres par un duo de DJ Anglais (The Blood Brothers) qui s'entoure d'une (belle) équipe de chanteur.

Les Blood Brothers sont à la base, animateurs d'un show radio en Angleterre aussi dévastateur qu'éclectique.

 Influencés par le rare groove, la soul, le funk et le hip-hop, Justin Langlands et Dave Henley multiplient les références: Marvin Gaye, James Brown ou encore Burning Spear.

 

 

 

MA CHRONIQUE

Elusive, album que certain ont déjà qualifié de "manifeste de la soul du 21ème siècle" (Technikart).

Pressure Drop c'est un son, une personnalité.

Elusive est un album déjà ancien (plus de 10 ans) d'un groupe britannique trop rare. Mais qui continue de me surprendre à chaque fois que je l'écoute, il est définitivement inclassable.

Cet album sort en 1997, et on peut affirmer que cette même année sera sans équivoque l’apogée du « style » trip hop, au vu du grand nombre de sorties tant quantitatives que qualitatives.

La pochette déjà un peu torturée, il est vrai que les fils de métal distordus et emberlificotés témoignent de l’écoute dans laquelle on est prête à s’engager.

Mais bref n’y allons pas par quatre chemins, cette album est une merveille de noirceur et d’originalité, ce qui en fait unanimement un album incontournable du trip hop.

Après une intro anecdotique, d’inquiétantes nappes et un beat lent surgissent de nulle part, et c’est la voix de la chanteuse Anita Jarett, grave, soul en diable qui emboîte le pas.

« Writing on the wall » bouscule les oreilles, et les choses que l’on a pu écouter par le passé.

Des cuivres entraînants, cette trompette en pleine impro, excellent, ce métissage unique annonce la couleur avec brio et le meilleur reste à venir avec le titre suivant « got to be for real », cette douce ballade trip hop très influencée par Massive attack, est magnifiée par la voix de Jarett, l’une plus belles et méconnues des voix féminines du trip hop et qui peut honorablement se ranger aux cotés de Sara Nelson, Nicolette et autres Skye Edwards de Morcheeba.

Ce single potentiel est pourtant non dénué de passages sombres et fantomatiques, puis le tempo change et un beat hip hop vient prendre ses marques.

Le mélange est parfait, on rentre instantanément dans l’univers Pressure drop.

« Silently bad minded » demeure lui plus nuancé, moins « dark » peut etre mais c’est une ballade soul très « dubisante » avec la voix de Martin Fishley, qui se rapproche de celle d’Horace Andy le reggaeman célèbre qui œuvre au sein de Massive attack , morceau plaisant sans plus.

En écoutant la suite, le titre « fœtus », nous voila bel et bien dans les entrailles de ce collectif, ce titre prend aux tripes, des cordes graves, un haut bois lointain, le titre idéal d’un film d’épouvante.

L’ensemble fait penser à « Dead can dance », célèbre formation mystique de gothic et de world music, et la similitude ne s’arrêtera pas la, peu après quant arrivera « darkness ».

C’est un instrumental très intéressant et à contre courant de ce que peuvent proposer d’autres formations dites « trip hop ».

Celui-ci laisse place au titre suivant « my friend », guitare et harmonica désabusés et Constantine qui livre son slam sur la folie, break morbide et gong dans le milieu de la chanson, qui laisse ensuite place à un beat fédérateur dans la lignée de ce que peut faire Rob Dougan, auteur du célèbre « clubbed to death » titre figurant  dans la Bo du film Matrix, et la guitare mélancolique qui finit lentement le morceau.

« let me be me » est un titre également moins « dark » dans une veine purement « trip hop ».

La voix toujours profonde d’ Anita Barett, et ces breaks « portishédiens », frémissant et délicat à la fois dans ses parties tranquilles.

Nous voila à la moitié de l’album, et pas déçu pour un sou bien au contraire et sa continue avec l’instrumental « uh oh », petit bijou jazzy fourre tout, et ce break orientalisant, percussions arabes, flûte traversière, excellentissime, un titre très recherché musicalement.

Vient « darkness » suite logique de « fœtus », mais qui prend ici toute l’émotion la plus pure.

La voix d’Anita  se transforme et le spectre de Lisa Gerrard chanteuse de Dead Can Dance apparaît dans le brouillard.

Des nappes sombres, des notes de piano grondantes et un beat hip hop bien alterné pour garder intactes des ambiances particulières et de toute beauté.

Pressure Drop est bien un cas à part dans la musique Trip Hop,  plus en l’occurrence sur cet « elusive » .

« don’t run away » vaut ensuite surtout pour son intro toute en finesse avec une trompette suave à la Miles Davis, mais s’étend ensuite longuement et sans grand intérêt, dommage, pas tant  car le titre suivant « dusk » est la cerise sur le gâteau, à l’opposé de la noirceur proposée précédemment, il vaut surtout pour l’atmosphère éthéré  qui s’en dégage, une invitation au voyage  particulièrement envoutante et reposante.

Des samples de cordes salvateurs, un beat discret au stick, et cette flûte traversière qui nous emmène dans des contrées lointaines, un authentique bain de quiétude et de volupté, c’est un petit chef d’œuvre qu’on le veuille ou non.

Ecoutez ce titre au casque en fermant les yeux et les images défilent par elles mêmes, on ne peut d’écouter ce titre en boucle.

Après la claque, s’en suit une ballade acoustique toute simple, en deux accords, Constantine se la joue prophète dans son slam posé sur la dénonciation du racisme entre autre.

Le morceau est plaisant, les chœurs gentils, et l’effet de répétition s’atténue quant le beat lourd arrive progressivement.

Vient un effet sonore particulier, une sorte d’ondes Martenot mêlé à un son en delay filtré sur plusieurs endroits, donnant un aspect auditif assez incroyables qui fait que le son se ballade de baffes en baffes, ce qui taquine réellement les tympans, excellent.

« obsessed » au tempo étrange qui varie et décline en Drum and bass avec la voix crépusculaire de Barett, pas mal sans plus.

Vient « the road », assez anecdotique en dépit de son intro brumeuse intéressante, mais le morceau patauge un peu.

Dommage que la fin de l’album ne soit pas à la hauteur du reste, puis « the end of the road » chanté a cappella, pour le remplissage.

Douze titres auraient suffit pour le rendre encore plus incroyable, cela dit après un Ep fort sympathique et qui démontre assez rapidement  les qualités de la formation, on peut dire d’ « elusive » que c’est un excellent album, original, atypique, mélangeant un trip hop noir et hypnotiques avec des passages « world », ce qui sera leur ultime pépite d’or, en dépit d’un deuxième album très intéressant et un troisième respectable.

« elusive » est un album essentiel du trip hop, en cette année 97où d’autres opus très bons s’ajouteront, mais retenons ici cette pièce marquante du trip hop Britannique.

 

 

 

Par Zicnik
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Dimanche 31 octobre 2010 7 31 /10 /Oct /2010 16:42

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Pays d’origine : Ecosse

Genres : Hard rock, Rock

Années actives : Depuis 1968

Label : Eagle

Site web : http://www.nazarethdirect.co.uk

Membres: Dan Mc Cafferty

Jimmy Murrison

Pete Agnew

Lee Agnew

Anciens membres: Manny Charlton

Darrell Sweet

 

BIOGRAPHIE

 

Nazareth est un groupe de rock Ecossais fondé en 1968 sous un autre nom (The Shadettes) par Pete Agnew (basse) et Dan Mc Cafferty (chant), le groupe est toujours en activité et souvent en tournée.

Le groupe a été créé en décembre 1968 à Dunfermline, en Ecosse, sur les cendres du groupe semi pro local The Shadettes (formé en 1961) par le chanteur Dan Mc Cafferty, le guitariste Manny Charlton, le bassiste Pete Agnew et le batteur Darell Sweet.

Ils prirent leur nom de la première phrase du début de la chanson « the weight » de The Band( i’pulled into Nazareth, was feelin’ about half past dead »).

En 1970, le groupe s’installe à Londres en Angleterre, et sort en 1971 « nazareth », en 1972 « exercices «  et « razamanaz » début 1973.

Ce dernier album a engendré deux hits dans les charts Britaniques « broken angel » et « bad bad boy ».

L’album suivant « loud’n’ proud » paru fin 1973, contient un autre single en la reprise hard rock du titre de Joni Mitchell « this flight tonight ».

En 1974 sort « Rampant », « hair of the dog » sort en 1975.

Le titre éponyme de cet album (connu également sou le nom de “son of a bitch” d’une phrase du refrain) est largement diffusé dans les radios des années 70.

En 1979, un second guitariste, Zal Cleminsn, est ajouté à la formation.

Celui-ci reste pour deux albums, « no mean city » et « malice in wonderland » .

Le groupe contribue en 1981, avec la chanson « crazy (a suitable case for treatment) », à la bande son du film « heavy metal ».

Plusieurs formations de Nazareth continuent à faire des albums studio et des tournées dans les années 80 et 90.

En 1999, pendant la tournée américaine, le batteur d’origine, Darrell Sweet, meurt à 51 ans d’une crise cardiaque, il est remplaçé par Lee Agnew, le fils du bassiste Pete Agnew, pour les

Albums ultérieurs du groupe.

En février 2008, un nouvel album, « newz », est publié sur le label « edel entertainment ».

La sortie de l’album coïncide avec la tournée du quarantième anniversaire de Nazareth.

 

MA CHRONIQUE

 

En 1975 sort ce « hair of the dog » l’un des meilleurs albums du groupe, si ce n’est le meilleur pour ma part.

Bien évidemment, à vous d’en juger, si vous écoutez leur…longue discographie.

Et oui, désolé aux novices qui devront tout se taper, bon courage !

Bref, « hair of the dog », le premier titre éponyme entame les débats, intro à la « cowbell », riff incisif et implacable, enfin cette voix éraillée de Dan Mc Cafferty  qui vous crache à la gueule « now you’re messing with a son of a bitch » et bien ça scotche directe, putain de morceau culte du hard rock des seventies, qui fut repris, au passage par les « gun’s n’roses », assez brillamment je l’avoue, mais l’authentique, ça vous donne envie de baller cul sec une bouteille de bourbon et dégueuler tripes et boyaux, ça commence très fort.

Ensuite, »miss misery », riff simple et accrocheur, rythme binaire, et cette voix, toujours elle, par exemple «Sammy Hagar », un rigolo à la place, Mc Cafferty est à  ranger aux cotés des Brian Johnson et consorts.

Le morceau augmente d’un cran, quelque peu répétitif mais tellement entraînant, la guitare de Manny Charlton dévaste tout sur son passage, un son énorme pour l’époque.

Le titre se termine lentement pour laisser place à cette magnifique ballade qu’est « guiltry », Charlton joue de la slide et du piano électrique qui vous ferez fondre comme un esquimau en plein Sahara, et Mc Cafferty, poignant, chargé d’émotion, ces chœurs gospel/soul, contrastant avec les autres titres, une réussite que le groupe aura du mal à réitérer ensuite.

Le dernier titre « changin’ time » revient avec un déboulé de guitares, toujours aussi simple terriblement efficace, à l’instar du grand ac/dc par exemple, avec cet esprit boogie, surtout en plein milieu de ce même titre, un boogie rock’n roll entrainant, un régal qui fait taper du pied et « headbanger » tous les amateurs de boogie endiablé, crasseux, suant et puant le bourbon à plein nez.

« beggars day » entame ma deuxième partie avec toujours la même recette aussi efficace, un riff nickel chrome, les litanies rocailleuses de Mc Cafferty font encore merveille.

« rose in the heather » est un instrumental qui casse le rythme et contraste avec les titres précédents de par son coté « Floydien » dû aux envolées de Moog et synthés atmosphériques, et sa guitare hautement perchée à la David Gilmour, pas désagréable mais quelque peu anecdotique.

S’en suit « whisky drinkin women », ça sent le blues, et l’ambiance « bar routier  sur la route 66 », yeah !, excellent morceau de boogie blues.

Avec simplicité et sobriété les notes s’inscrivent en tête instinctivement, un bon moment d’ébriété sensorielle.

Enfin voila le titre qui referme le rideau, et quel final, « please don’t Judas me », deja le titre parait bien étrange, durant neuf minutes quarante sept, c’est l’apothéose mystique, avec ses guitares distordues, ses tablas et claviers cosmiques.

Une longue marche funèbre où Manny Charlton sature son solo plaintif  aux dessus des chœurs perdus, le meilleur moment de l’album.

Pour conclure, « hair  of the dog » est pour moi le meilleur album de Nazareth, le plus éclectique, et surement l’un des meilleurs albums hard rock british des seventies.

Et cette pochette signée Dave Poe, certains diront qu’elle est repoussante, c’est vrai moi elle me marqua l’esprit dés l’âge de 6 ans quant mon père sortait son bon vieux vinyl avec ses têtes de chiens loups sur une sorte de banquise où fleuve funèbre, salivant autant que l’écume qui les entoure et Nazareth nous fait aussi plus que saliver, ne vous perdez pas trop dans leur discographie, l’essentiel est à portée de main.

 

 

 

 

 

 

 

Par Zicnik
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